• le torse

    Je crois que s'il y avait une époque de ma vie que je voudrais revivre à coup sûr, c'est celle du primaire. Entre six et douze ans en somme, ce qui correspond à la période où j'ai joué au football.

    A cette époque, il n'y avait pas d'équipe de foot féminine pour accompagner cette envie. J'ai donc joué avec des garçons : en débutants, en poussins puis en pupilles.

    A mon grand dam, je n'ai jamais pu atteindre les minimes : mon corps changeait et avec lui, le regard des copains.

    Gamine, je rêvais d'être un garçon. D'ailleurs je me pensais garçon. Puis vint la puberté et son lot de changements. Quand mes seins ont commencé à pointer le bout de leur téton, je me suis demandée ce qui se passait. Il y avait un tel décalage entre ma tête et mon corps.

    J'ai focalisé pendant longtemps sur le torse des garçons, et particulièrement celui de Guillaume.

    Je ne sais pas pourquoi mais j'ai en tête une image précise : Guillaume, en tee-shirt blanc à un cross en tête de peloton. Il court si vite que son t-shirt se plaque contre son torse. Et c'est plat. C'est tout contre et c'est plat, sans bosses. Comme Guillaume était champion de cross, j'associais torse plat et vitesse. Je regardais avec dépit mes deux protubérances qui ne cessaient de grossir et je me disais :

     « - Mais jamais je ne courrais aussi vite que Guillaume ! Ces fichus trucs vont me ralentir ! »

    Et je rêvais d'avoir le torse plat et dur de Guillaume !

    Si à cet âge, on m'avait dit que je ferais un 90 D...

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :