• Naaan, je ne parlerai pas de l'excellente série télévisée, je parlerai seulement de cette mauvaise journée.

    Aujourd'hui donc, réponse négative pour un CDD de 6 mois à 50 bornes de chez moi dans une médiathèque...Pfff! J'en ai marre de cette recherche de taf, mais j'en ai marre!

    Vivent les jeunes diplômés auxquels on laisse toutes leurs chances! Il se trouve que là, je me fais griller ma place par un fils à papa de la mairie auquel il serait mal venu de refuser ce poste. Dixit mon ancien tuteur de stage qui l'a entendu de la bouche du DRH...

    Et voilà, c'est reparti comme avant les vacances: je vais envoyer des candidatures spontanées par dizaine (j'ai quadrillé la Normandie, ben maintenant je vais attaquer la région parisienne: youpi), et je vais fureter, à l'affût de la moindre annonce susceptible de m'intéresser.

    Mais avant, je vais reprendre contact avec un maire adjoint à la culture pour voir si l'entretien qu'il me proposait tient toujours. Pour un CDD de 5 mois à "pétaouchnock les oies"... à mi-temps! Le point positif dans tout ça, c'est que c'est bien dans le spectacle vivant (jeune public et cirque) et que c'est un poste de chargée des relation aux publics. Pile poil ce que je veux faire.

    Le hic, c'est que c'est à Granville. Ca va donc être un gouffre financier, j'en ai bien peur. Mais rien n'est fait: déjà décrocher l'entretien, puis le réussir.

    Voilà. Sinon, pour me donner du baume au coeur, j'envoie mes travaux de dessins et d'illustrations à quelques éditeurs et à des journaux régionaux. C'est mon petit dérivatif, ma petite évasion à moi qui me distrait.

    Et puis, moi qui espérais échapper à l'inscription en tant que demandeur d'emploi...ben c'est raté. Fin septembre, mon statut étudiant prend effet. Epanouissement personnel quand tu nous tiens.


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  • Je conduis cette fois-ci et je demande à kunu de tout le temps vérifier si la fumée réapparaît. Du coup, elle est constamment en train de baisser sa fenêtre pour mieux voir, car la pluie qui tambourine est si forte qu'elle empêche de voir avec le rétroviseur du passager. On passe la frontière : ça y est ! on est en Italie, on a monté ce maudit Col ! Pas de douanes, aucune vérification n'est faite sur notre. Nous serons toujours arrivées au moins jusqu'en Italie !...

    Dans la descente du Col, côté italien, kunu casse la fenêtre !!! Impossible de la remonter, le mécanisme tourne dans le vide ! Il ferait soleil, ça pourrait attendre, mais là, non ! il pleut à torrents !!! Le kunu se prend toute l'averse sur le visage et la moitié du corps...Elle frôle la crise de nerfs et les pleurs de rage, je crois bien.

    On nous conseille de descendre jusqu'à Suza pour trouver un garagiste, mais la chance toujours de notre côté depuis le départ en décide autrement : gros embouteillage dans les lacets interminables qui nous y mènent ! Bon. Je m'y colle : on change de conducteur, et je mets le nez dans le mécanisme de la manette. Finalement, il fallait juste revisser la visse de la manette : y avait du jeu !

    Les affaires reprennent ! Allez ! Hauts les cœurs !


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  • Départ matinal le mardi 2 août, à 8h45, sans petit déj' dans le bidon, têtes dans le cul, et même pas brossées les quenottes ! eh oui ! c'est roots ! En plus, en enlevant les pare-soleil on se rend compte qu'effectivement, vu le bruit sur la tôle toute la nuit, il pleut à verse. Et c'est comme ça, depuis notre arrivée à Modane la veille. Géniales ces vacances ! Elles commencent vraiment bien.

    On décide prudemment de faire la montée du Col par étapes. Quelque 30 kilomètres pour atteindre les 2084 mètres, 'vaut mieux ménager notre monture... On s'arrête prendre un semblant de petit déj' à Lanslebourg, et là, on en profite pour acheter une carte routière d'Italie (ouh ! l'éclair de lucidité qui nous a traversé... ! Elle nous fut bien utile par la suite).

    Le camion semble tenir la route, nous sommes rassurées, sauf... qu'à 10h20 : rien ne va plus ! Fumée noire à foisons ! Alors que nous n'avions plus que 5 km de ce p.... de col de m.... ! On se stationne sur le côté, bien contraintes de faire une pause pour que le moteur refroidisse. Si seulement il faisait beau, mais non ! la pluie va tambour-battant ! Une horreur ! De dépit, on se fait un thé, blotties l'une contre l'autre. On attend trois-quart d'heures, puis comme il faut bien repartir un jour, on décolle.

    5 km à serrer les fesses en espérant ne pas revivre une surchauffe durant la montée.


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  • J'ai mis du temps à rentrer dedans; quelque 120 pages pour me mettre dans le bain. Pas mal de personnages qui se côtoient dans les années 40, âge d'or des Comics aux USA. L'histoire baigne dans le milieu du dessin, des super-héros qui anéantissent d'un coup de poing les méchants.

     Les 2 personnages centraux, sont deux cousins juifs : Josef fuit le nazisme et débarque chez son cousin Sammy à New-York. A eux deux, ils vont devenir les nouveaux héros de l'industrie du comics. Tout irait pour le mieux si Josef, ténébreux personnage plein de révolte intériorisée, ne vivait dans l'attente de retrouver les siens, restés à Prague.

    842 pages. C'est vraiment un livre génial. Mise en garde pour ceux qui n'affectionnent pas trop le monde des Comics: c'est bourré d'anecdotes et de références liées à cet univers. Moi, j'ai adoré. Les personnages sont très attachants. C'est encore une fois un livre dans lequel le tragique est atténué par la drôlerie de certaines situations. Josef est un personnage hauts en couleurs qu'on n'oublie pas.

    Je viens de découvrir que l'auteur est celui qui a écrit wonder boys dont j'ai vu l'adaptation ciné avec Michael Douglas. Ben, ça m'étonne pas, parce que y a des situations totalement alambiquées, complètement dingues, et c'est super drôle.


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  • Si ma mémoire m'est fidèle, je crois bien que c'est le premier bouquin qui m'a fait verser une larme. Une unique, bien ronde et bien lourde que j'ai sentie perler et dévaler doucement le long de ma joue pour finir par pendre au bout du menton avant de mourir, écrasée mollement par ma main tremblante.

    L'excessivité dans l'amour, y a que ça de vrai.

    1110 pages durant lesquelles l'émotion côtoie le grotesque. Aah! les oncles de Solal. Un régal, un délice.


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